Le mardi 22 septembre s’est ouverte, dans la Tour de verre de Manhattan, à New York, la 81e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. La grand’ messe rassemble les grands de notre monde. Cette année, elle est percutée par des majeurs conflits armés ou commerciaux dont certains perdurent depuis des années. On observe que le monde se sent de plus en plus mal dans les habits neufs qu’il s’est cousus à la fin de la deuxième guerre mondiale. Ces habits devenus de nos jours étriqués requièrent des réformes nécessaires et urgentes. On s’attend donc à ce que les discours, d’une manière générale, s’inscrivent dans cette perspective.

D’ores et déjà Donald Trump dont la propension aux discours erratiques ne fait plus de doute, est en campagne de démantèlement de l’armature des Nations unies inspirée par les affres des deux dernières guerres mondiales. Ignorant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), il a multiplié des tarifs douaniers arbitraires et exorbitants, les érigeant parfois en mesures coercitives contre certains États pour les soumettre à ses desiderata. Il a même eu l’outrecuidance de créer, avec des États complaisants, son propre Conseil de sécurité dont la compétence juridique ne va guère cependant au-delà de la Bande de Gaza. L’administration américaine a même refusé, dans le cadre de la lutte contre l’immigration, de délivrer des visas à des délégations nationales devant se rendre à l’Assemblée générale des Nations unies à New-York. Lors de leur dernier sommet à New Delhi, les BRICS ont stigmatisé la volonté affichée et assumée de Trump de privilégier l’unilatéralisme dans les relations internationales.

Outre les guerres israélo-palestinienne et russo-ukrainienne qui font rage depuis plusieurs années, les États-Unis et Israël ont attaqué en février 2026, l’Iran. Ce conflit a eu des répercutions dramatique sur l’économie mondiale. L’Iran et ses proxys du Yémen, les Houthis, ont bloqué les détroits d’Ormuz et de Bab-el-Mandeb, passages maritimes vitaux par lesquels transitent les tankers qui exportent le pétrole et le gaz produits au Moyen-Orient tout comme les bateaux qui ravitaillent les États de cette zone en diverses marchandises. Les États-Unis ont répliqué en bloquant l’entrée et la sortie des ports iraniens. Cette situation a entraîné la flambée du prix du pétrole et du gaz et une inflation à travers le monde. D’une manière générale, par un effet domino, les prix des biens et des services se sont débridés au grand dam des consommateurs. C’est dans ce conteste internationale que les dirigeants du monde vont puiser les thématiques de leurs interventions, à la tribu des Nations unies.

Abraham Kayoko Doré