Le 23 septembre, à la tribune des Nations unies, à l’occasion de la 81e Assemblée générale, face à ses pairs du monde entier, le Prési Mamadi Doum-bouillant a égrené ses actions de timonier de la barque Guinée et réitéré ses réflexions sur la nécessité de la relation entre la culture et les paradigmes de gouvernance. Ce qui renvoie à l’idée évidente que la quête du bonheur ne peut pas s’effectuer au même rythme pour tous les États. Chacun y va de son petit bonhomme de chemin.

Le Prési guinéen a ensuite parcouru le temps de la transition ponctuée par les moments forts de la Refondation. La mise en place du Conseil national de la Transition (CNT) a élaboré une nouvelle constitution « qui nous ressemble et nous rassemble ». Cette constitution a permis l’élection du Président de la République et des dépités à l’Assemblée nationale. La mise en place de l’ensemble des institutions Républicaines a clos la transition et ramené la Guinée à l’ordre constitutionnel. Comme on ne peut faire des omelettes sans casser des œufs, nombre de partis politiques dont les têtes d’affiche, ont été dissous, pour diverses raisons. La création de certains instruments novateurs de gouvernance vertueuse, tels que la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), à permettre à terme d’assainir l’environnement des finances publiques. Le démarrage du méga Projet Simandou et son Programme Simandou 2040 promis à profondément modifier le pays, pour les années à venir. À travers ses cinq piliers (économie, éducation, santé, agriculture, infrastructures) ses résultats positifs irrigueront la société entière en contribuant significativement à sa prospérité.

En effet, ce projet va profondément bouleverser l’environnement politique, économique, social et culturel des Guinéennes et des Guinéens, jeunes et vieux à travers les nombreuses infrastructures scolaires, sanitaires, agro-pastorales et de communication dont seront dotées les populations.

Le Prési Doum-bouillant a décliné, du haut de la tribune des Nations unies, sa conception du processus du développement et de l’interaction des modèles de gouvernance. S’il admet que les modèles s’inspirent les uns des autres, il rejette le « copier-coller » que l’on exige des Africains. Il a indiqué que les succès de la Guinée sous sa présidence se justifient par ces choix. Il a donc humblement invité les États qui le voudraient bien à méditer sur l’expérience guinéenne afin de se l’approprier. À vos plumes donc, les éminences grises du palais Mohammed V, pour conceptualiser et formaliser l’expérience guinéenne en corpus pour faciliter son emprunt et son implémentation par d’éventuelles émules.

Abraham Kayoko Doré