La FIFA a accusé l’UEFA de mener une « campagne de désinformation » et de tenter « d’influencer » la course à sa présidence, alors que l’instance dirigeante du football mondial a exhorté un tribunal américain à rejeter une demande de communication de pièces liée à une proposition d’investissement controversée.
Les tensions continuent entre la FIFA et l’UEFA. Le mois dernier, l’instance européenne avait demandé à un tribunal fédéral américain l’autorisation d’obtenir des témoignages et des documents dans le cadre d’une plainte pénale prévue en Suisse contre le président de la FIFA, Gianni Infantino. Cette procédure concerne un projet désormais abandonné visant à transférer les droits commerciaux de la Coupe du monde à une filiale baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE).
Dans sa réponse déposée lundi, la FIFA a déclaré que le mémoire de l’UEFA contenait « de nombreuses déclarations fausses ou trompeuses concernant la FIFA et M. Infantino. » « Sans aucun fondement, l’UEFA laisse entendre que M. Infantino aurait cherché à tirer un profit personnel de la proposition relative à la FFE », a déclaré la FIFA dans un mémoire déposé auprès du district sud de Floride, s’opposant à la requête de l’UEFA visant à obtenir la communication de pièces.
La FIFA dénonce une manoeuvre électorale
L’UEFA a affirmé qu’Infantino avait élaboré cette proposition en secret avec un petit groupe de conseillers et d’investisseurs, en contournant les processus de gouvernance habituels de la FIFA et sans consulter le Conseil de l’instance mondiale, les confédérations régionales ou les associations membres. L’UEFA avait également indiqué dans ce document juridique que les investisseurs auraient versé 4,2 milliards de dollars (3,7 M€) pour une participation dans la FFE, valorisant l’entreprise à environ 20 milliards de dollars (17,6 M€).
« L’UEFA, que ce soit délibérément ou par ignorance, confond valeur des capitaux propres et valeur d’entreprise » a répondu la FIFA. Alors que l’UEFA souhaite obtenir ces éléments auprès de la justice américaine, la FIFA s’y oppose et l’accuse de chercher à « influencer » la prochaine élection à la présidence de l’instance, prévue l’an prochain. Gianni Infantino, qui brigue un nouveau mandat, est pour l’heure le seul candidat déclaré à sa succession.
Par L’Equipe

