Le 6 octobre, une bouteille de chalumeaux a explosé dans un garage automobile à Farako2, dans la commune urbaine de Kankan, en Haute-Guinée. L’explosion a fait au moins deux morts, des blessés et des dégâts importants, selon des témoins. Le maire de Kankan demande aux victimes de s’en remettre à Dieu.

La détonation de la bouteille de gaz à soudure aurait causé une panique dans les environs du garage-automobile. La déflagration a tué sur place un maître soudeur et son apprenti. Les personnes blessées ont été admises à l’hôpital préfectoral de Kankan. Sur le lieu du drame, plusieurs voitures ont vu leurs pares-brises et leurs capots voler en éclats. Des motos ont été aussi touchées.

Selon Cheick Keïta, tôlier, les deux personnes décédées étaient en train de souder, lorsque la bouteille a explosé. «Notre maître et un apprenti ont péri sur place. Pour les blessés, je ne connais pas leur état. C’est la première fois que cela nous arrive».

Dans le voisinage, une mère de famille a témoigné: «Nous avons entendu brusquement un bruit, certains ont pensé à une bombe, moi j’ai cru à l’explosion d’un panneau solaire. Quand nous avons entendu la détonation, nous nous sommes couchés par terre, sinon nous allions tous mourir». Elle ajoute que l’explosion n’a pas fait de morts dans sa concession, mais elle déplore des dégâts: «Le plafond de notre maison est détruit, les murs des toilettes sont tombés et une armoire a été détruite».

Après la déflagration, une délégation de la commune s’est rendue au chevet des victimes. Lamine Labo Kourouma, maire de Kankan, a promis la sensibilisation auprès des ouvriers, afin de limiter les dégâts liés à leur métier. « Je demande aux victimes de s’en remettre à Dieu. Nous ne pouvons que consoler les parents des victimes, parce que Dieu a donné et il a repris. Nous prendrons toutes les précautions nécessaires pour multiplier les sensibilisations auprès des ouvriers, pour que les risques liés aux accidents de travail soient minimisés. Ils ne savent pas les dégâts [liés à leur matériel], c’est ce qui fait que des drames arrivent à tout moment, nous ne pouvons pas les condamner, peut-être c’est par méconnaissance que les choses se sont produites», a-t-il déclaré, tout en se méfiant de donner de bilan, en attendant le rapport des médecins.

Souleymane Bah