En prélude à la première édition du Festival des sports et du bien-être de Guinée (Festibeg), le Fonds d’aide au développement du sport (FADES) a animé un point de presse vendredi 9 octobre, au siège du ministère des Sports, à Kaloum. Histoire de présenter les ambitions et les activités de cet événement prévu du 4 au 6 décembre prochain au stade Petit Sory de Nongo.
Placé sous le thème « Simandou 2040, le bien-être par le sport », le Festibeg entend promouvoir la pratique sportive, la santé et le bien-être, renforcer la cohésion sociale et l’engagement communautaire. Les organisateurs ambitionnent de sensibiliser les populations à l’importance de l’activité physique, de l’équilibre mental et d’une alimentation saine, aussi de valoriser les talents et les initiatives guinéens.
Avec le Maroc comme pays invité d’honneur, pendant trois jours, plusieurs disciplines sportives seront mises à l’honneur. Le programme s’articulera autour de quatre grands axes avec des activités liées au football, basketball, handball, karaté, arts martiaux mixtes (MMA), tir à l’arc, escrime, tennis de table et à l’haltérophilie. Des mini-tournois, des séances de découverte des échecs et des dames, des activités de sketchs et des compétitions de sport électronique (e-sport) sont au rendez-vous. Le programme comprend aussi du breakdance et des animations culturelles.

Au-delà des compétitions et des démonstrations sportives, le Festibeg entend accorder une place importante à la santé et au bien-être. « Le FADES a pensé à associer le volet bien-être à travers une marche de 5 kilomètres et un fitness géant, des conseils en nutrition et en prévention, ainsi que des bilans gratuits portant sur la tension (artérielle), le poids et le diabète », a expliqué Fatima Fakhry, chargée de communication du festival. Elle a annoncé la mise en place d’un village regroupant des stands d’exposition, des associations, des acteurs du monde sportif ainsi que des fournisseurs de produits et de services liés au bien-être.
Un levier de développement
Monson Cissoko, directeur général du FADES, soutient que ce festival se veut une plateforme de rencontres et de réflexion autour des opportunités encore sous-exploitées dans les secteurs du sport, de la santé et du bien-être en Guinée. Selon lui, des experts seront invités à débattre de plusieurs thématiques. « Nous avons pensé à ce festival pour réunir les acteurs autour et parler de l’économie du sport, des métiers du sport, du dopage, entre autres. Cette plateforme doit permettre de déboucher sur des solutions beaucoup plus innovantes dans tous ces secteurs. C’est la raison qui a poussé le Fonds d’aide au développement du sport à mettre en place cette activité, parce que la Guinée en a besoin ».

Le ministère des Sports entend accompagner l’initiative. Billy Kaba, secrétaire général du département, estime que le sport constitue un levier de création d’emplois, d’entrepreneuriat et d’amélioration des conditions de vie. Il a salué l’importance accordée à la jeunesse dans cette démarche, qu’il inscrit dans la volonté de placer celle-ci au cœur du développement national. « À travers le sport, des entrepreneurs émergent et des emplois sont créés. Aujourd’hui, on parle de bien-être, qui a un impact sur notre hygiène et nos conditions de vie. Lorsque le FADES accorde la priorité à la jeunesse, il reprend l’engagement du président de la République à mettre celle-ci au cœur du développement de notre pays ». Le secrétaire général a assuré que le ministère des Sports sera présent à travers ses directions et ses services. Il a appelé à faire du Festibeg un événement rassembleur, capable de démontrer la contribution du sport au développement du pays.
Ambitions majeures
Au-delà des trois jours de festivités, le Festibeg affiche des ambitions qui s’inscrivent dans la durée. Les organisateurs souhaitent encourager une pratique sportive régulière, promouvoir l’équilibre physique et mental, valoriser les sportifs et mettre en lumière les produits, services et innovations guinéens dans les domaines du sport et du bien-être. Le festival ambitionne également de créer un cadre durable d’échanges et de collaboration entre les institutions publiques, le secteur privé et les associations.
Abdoulaye Pellel Bah

