Le 28 octobre, au quartier Kénendé (commune urbaine de Kindia), un incendie a coûté la vie à Hadja Mariam Sylla, 68 ans. Le drame s’est produit vers 7h. Il serait lié à une mauvaise installation électrique, selon guineematin qui cite une source locale.

La mort de Hadja Mariam Sylla plonge sa famille et ses proches dans une profonde tristesse.   

Selon des témoins, la victime avait quitté son domicile pour acheter des condiments, comme elle en avait l’habitude, avant de rejoindre son mari malade. Des heures plus tard, elle serait retournée dans sa chambre, pour récupérer des documents appartenant à son fils, résidant en France qui souhaitait les faire photocopier. C’est en ce moment qu’un incendie s’est déclenché avec un bruit, alertant la famille. Après plusieurs tentatives de sauvetage par son fils et l’intervention des riverains, Hadja Mariam n’a pas survécu à l’incendie.

 Morlaye Camara, commissaire principal de police en service à Mafanco et fils de la défunte, raconte les circonstances dans lesquelles il a tenté de porter secours à sa mère, prise au piège des flammes. « Ce matin, j’étais dans la véranda. Ma sœur m’a dit qu’elle voulait entrer dans la maison pour prendre la mallette et récupérer un document qui devait être photocopié. Lorsque ma mère l’a entendue, elle l’a également suivie. Ensuite, j’ai soudainement entendu des cris. Je me suis précipité pour tenter de sauver ma mère. Malheureusement, je l’ai trouvée allongée dans la chambre, au milieu des flammes », témoigne-t-il à guineematin.

 Abdoulaye Camara, l’un des voisins, revient sur les faits. « Hadja Mariam Sylla est entrée dans sa chambre, où se trouvait les documents. Soudain, nous avons entendu un bruit. Son mari s’est mis à crier et son fils s’est précipité pour voir ce qui s’y passait. Malheureusement, il était déjà trop tard », Confie-t-il.

Les habitants de Kénendé, profondément affectés par la tragédie, sont abasourdis. Les sapeurs-pompiers sont venus en retard lié au mauvais état de la route, selon des témoins. Nabylaye Camara de Kènendé témoigne : « Nous avons tout essayé, l’intervention des sapeurs-pompiers était nécessaire, mais ils sont arrivés tardivement en raison du mauvais état de la route et du pont, qui menace de s’effondrer », indique-t-il.

Le drame relance les préoccupations relatives à la sécurité des installations électriques dans les habitations, mais aussi à l’accessibilité de certains quartiers de Kindia pour les services d’urgence, notamment les sapeurs-pompiers, souligne le confrère.

Fatoumata Kaba