Les 11 et 12 mai, Nairobi abritera le sommet Africa Forward 2026, organisé conjointement par la France et le Kenya. Ce rendez-vous vise une nouvelle coopération franco-africaine plus dynamique, économique, innovante et concrète.
En prélude à l’événement, les journalistes guinéens ont été briefés, mardi 5 mai, à l’ambassade de France à Conakry. Cette session d’information visait à mieux préparer les professionnels des médias aux enjeux du sommet ainsi qu’à sa couverture médiatique. Organisée en visioconférence par l’Élysée, cette rencontre d’échange a réuni plusieurs journalistes issus de pays francophones africains. À noter toutefois l’absence des médias des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), non conviés. Les participants ont été éclairés sur les objectifs et les attentes liées à ce rendez-vous international.
Pour la première fois en plus de cinquante ans, le sommet Afrique–France se tient hors du cadre strictement francophone. Lancé en 1973, l’édition 2026 se tient dans un pays anglophone, signe d’une évolution dans les relations franco-africaines. Placé sous le thème « Africa Forward : partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance », le sommet s’ouvrira par un forum d’affaires destiné à valoriser les projets, innovations et initiatives portés par les secteurs privés africains et français.

Une trentaine de chefs d’État africains sont attendus, aux côtés de plus de 2 000 participants : entrepreneurs, jeunes leaders, artistes, investisseurs… Durant deux jours, dirigeants politiques et d’institutions internationales, acteurs économiques, représentants de la société civile et de la diaspora échangeront sur comment transformer leurs ambitions communes en projets concrets.
Le programme prévoit, le 11 mai, l’ouverture officielle avec un Business Forum axé sur les opportunités d’investissement et les partenariats franco-africains. Ce panel sera suivi d’un autre consacré au sport. La journée du 12 mai sera dédiée au sommet des chefs d’État, avec notamment une table-ronde sur l’agriculture animée par la Guinée.
L’AES absente, Madagascar convié
Les discussions porteront sur diverses thématiques : mobilisation des financements et réforme de l’architecture financière internationale, transition énergétique et industrialisation durable, économie bleue et infrastructures stratégiques, numérique et intelligence artificielle, agriculture durable, sécurité alimentaire, santé et industries culturelles et créatives. Les enjeux liés à la paix et à la sécurité seront également au cœur des échanges, avec l’objectif de renforcer le rôle de l’Afrique dans la gestion des crises.
Malgré un contexte régional marqué par une insécurité persistante liée au terrorisme, les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) n’ont pas été conviés au sommet. Une absence justifiée par leur suspension par l’Union africaine, à en croire les organisateurs. Or, la participation de Madagascar, également suspendu de l’organisation continentale, a été confirmée. Principale raison invoquée, l’importance de sa population jeune.
Abdoulaye Bah

