Après la fin des épreuves du Certificat d’études élémentaires (CEE) samedi 20 juin, celles du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) ont été officiellement lancées ce lundi 22 juin, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la préfecture de Coyah, 11 587 candidats dont 5 520 filles affrontent cet examen, pendant cinq jours.
Les candidats sont répartis dans 30 centres, comprenant 386 salles, sous la supervision de 862 surveillants. Au lancement des épreuves, Morlaye Yattara, inspecteur général de l’Éducation et membre de la Coordination nationale des examens nationaux, s’est réjoui du bon déroulement de la première journée, malgré un léger retard observé dans certains centres. « Tout s’est passé dans le calme et dans la sérénité, que ce soit les surveillants, les candidats ou les encadrants. Ils sont tous dans les normes. Le retard est inhérent à l’homme, on ne peut rien contre cela. Avec l’état de la route et beaucoup d’autres facteurs, l’essentiel est que le temps alloué aux épreuves soit respecté. Ce qui est important, c’est que nous avons lancé les épreuves dans de meilleures conditions et je pense que ce qui commence bien terminera bien, sans aucune fausse note », a-t-il déclaré.
Le superviseur a aussi rappelé aux candidats et aux surveillants l’importance du strict respect du règlement général des examens. « Nous avons donné plusieurs conseils aux candidats. Il s’agit d’une évaluation finale qui ressemble aux évaluations qu’ils font habituellement en classe. Les sujets sont tirés du programme enseigné durant l’année. Tous ceux qui ont suivi correctement les cours vont s’y retrouver. J’ai également insisté sur le respect du règlement général des examens. Un candidat qui vient avec un téléphone est éliminé ; ce n’est pas le surveillant qui l’élimine, c’est lui-même qui se met en faute. Il en est de même pour le surveillant qui introduit un téléphone dans une salle d’examen. Chacun doit respecter les consignes. Nul n’est au-dessus de la loi et celui qui pensera l’être aura affaire à la loi », a ajouté Morlaye Yattara.

Le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de la préfecture de Coyah, Mohamed Lamine Camara, a assuré que toutes les dispositions organisationnelles sont prises pour le bon déroulement des épreuves. « Tous les membres du staff technique d’encadrement du BEPC au niveau des centres sont en place. Les encadreurs, les surveillants et les élèves sont présents. Des consignes ont été données conformément à la réglementation en vigueur, avec une tolérance zéro (…) L’autorité préfectorale, au nom de M. le Préfet, veillera à l’application des instructions reçues de la hiérarchie », a-t-il indiqué.
Pour sa part, le directeur préfectoral de l’Éducation (DPE) de Coyah, Lanciné Kaba, a appelé les parents et les surveillants à un accompagnement responsable des candidats, majoritairement adolescents. « C’est d’abord aux parents de conseiller les enfants en amont, car le BEPC est l’examen le plus difficile pour cette tranche d’âge. Les jeunes sont des adolescents en phase de transition et il faut faire beaucoup attention avec eux. J’invite aussi les surveillants à faire preuve de pédagogie. Nous leur avons déjà rappelé le règlement général des examens. Si un candidat est pris avec un téléphone, il est renvoyé. De la même manière, si un enseignant est surpris en train de favoriser la fraude, il s’expose à des sanctions pouvant aller jusqu’à la prison. C’est très clair », a-t-il souligné
Selon des informations, le léger retard observé au lancement des épreuves serait lié à des difficultés rencontrées dans le processus de sécurisation des sujets d’examen.
Mariama Dalanda Bah, envoyée spéciale

