Maître Hamidou Barry, avocat au barreau de Guinée, est désormais docteur en droit privé. Il a soutenu sa thèse de doctorat mercredi 10 juin, à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, dans la salle de la bibliothèque américaine. Le thème : « Contribution à l’étude des régimes matrimoniaux en droit Guinéen. »
En abordant ce sujet, le désormais Docteur Hamidou Barry veut se passer de l’héritage colonial du régime matrimonial en vigueur dans le pays.
« Nous avons hérité des régimes matrimoniaux du droit français, dans mes recherches, je veux que ces régimes soient adaptés à nos réalités socio-économiques », a-t-il expliqué avant de dire qu’il s’est toujours battu pour que les mariages dans les lieux de culte et coutumiers soient pris en compte. Il se réjoui que cela soit finalement pris en compte par le Code civil guinéen.

Dans le document de 326 pages, Docteur Barry a largement parlé du régime primaire où il y a les obligations pour les époux, la protection du logement familial ainsi que les régimes matrimoniaux types : séparation des biens et communauté des biens.
Il a apprécié que le régime légal en Guinée soit la séparation des biens à cause du fait que bon nombre de Guinéens ne sont pas allés à l’école. Et que le régime de la communauté des biens soit conventionnel.
Au terme de ses observations, le jury a salué le travail de l’avocat, en le qualifiant « d’œuvre scientifique de grande qualité, fruit d’une démarche rigoureuse, ambitieuse et pleinement aboutie ». En reconnaissance de ses mérites, il lui a décerné la mention Très Honorable.
Me Hamidou Barry affirme avoir commencé sa thèse en 2017, mais le changement du Code civil en 2019, l’a obligé de reprendre tout le travail. Néanmoins, il se réjoui d’avoir accompli un travail « gigantesque » et promet d’approfondir la réflexion et publier l’ouvrage.
Ibn Adama

