La Haute autorité de la com a présenté, vendredi 28 août, à son siège à Kaloum, un rapport général de 207 pages sur la régulation des campagnes médiatiques, la présidentielle du 28 décembre 2025, les sélections légis-tardives et communales du 31 mai 2026. Pour le patron de la HAC, qui animait une conférence de stress, tout baigne.

Pour ceux qui l’avaient oublié, Bouba Yacine Diallo a rappelé d’entrée que le rôle de l’institution qu’il pilote est de protéger les médias et les journaleux dans l’exercice de leur job. Il a salué le professionnalisme et l’esprit de responsabilité qui ont caractérisé les professionnels des médias durant les différentes échéances électorales : « La preuve, c’est que nous n’avons reçu aucune plainte contre un journaliste, un média ou un correspondant de la presse étrangère. Ce qui est rare. La HAC vous en félicite et vous encourage à poursuivre cette dynamique ».

Bouba Yacine Diallo a renchéri sur les innovations de la HAC pour une couverture équitable des différentes campagnes électorales : « La première innovation consistait à associer des radios privées. Les élections communales et les législatives, dans leur volet uninominal et plurinominal, nous ont mis face à un gros défi. C’est celui de la distribution équitable des temps d’antenne : 13 radios privées au total pour les 13 communes de Conakry et 33 radios rurales ont été mises à contribution pour donner la parole aux candidats dans chacune des circonscriptions. [Ce qui a permis de] découvrir des journalistes à l’intérieur du pays. Nous avons désigné un superviseur par circonscription qui jouait exactement le rôle de notre comité de suivi de la campagne. Aucun candidat indépendant n’a saisi la HAC pour porter plainte. Au contraire, nous avons reçu les félicitations de beaucoup de candidats envers ces jeunes journalistes. »

Présidence des régulateurs de l’UEMOA

L’autre poing abordé au cours de cette conférence de stress : les préparatifs de la 12ᵉ assemblée générale de la Plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays membres de l’UEMOA (Union économique monétaire ouest-africaine) et de la Guinée prévue lundi 31 août à Cona-cris. La précédente s’était tenue à Lomé, au Togo. Elle regroupera neuf pays, dont la Guinée. Tous les présidents des institutions de régulation sont attendus.

A l’occasion, la Guinée prendra la présidence de la Plateforme. « L’Assemblée générale ordinaire se réunit tous les deux ans. À Lomé, le président de la HAC devenue aujourd’hui la HARC du Togo, Haute Autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique, a été élu président de la Plateforme. Il en est donc le président en exercice sortant. La Guinée, quant à elle, avait été élue vice-présidente. Les statuts prévoient qu’au bout de deux ans, le vice-président est élu président par acclamation pour un mandat de deux ans. Un nouveau vice-président est alors élu », précise Bouba Yacine Diallo.

Le thème retenu pour cette 12ᵉ Assemblée générale porte sur la régulation des réseaux sociaux. Un enjeu majeur pour les régulateurs de la com et de l’audiovisuel. « Les réseaux sociaux sont déjà pris en charge dans la Constitution. Et cette Constitution mentionne de façon explicite que la régulation des réseaux sociaux relève de la Commission de régulation de la communication et de l’audiovisuel. Il ne reste plus que la loi organique qui va déterminer les conditions d’application de ces dispositions de la Constitution », a-t-il conclu.

Mariama Dalanda Bah