L’audience du vendredi 16 octobre dans l’affaire Algassimou Diallo, ancien magistrat, poursuivi devant la Cour Suprême pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, association de malfaiteurs » n’a été que de courte durée. Ses avocats étant absents, Algassimou Diallo a indiqué qu’il ne pouvait pas se prononcer devant la Cour. « Les infractions que j’ai entendues le greffe lire sont des infractions criminelles. Vous le savez, en matière criminelle, l’assistance d’un avocat est obligatoire. Donc, à cette phase, je ne peux pas m’expliquer devant la Cour, parce que je n’avais pas pu me concerter avec mes avocats hier, pour savoir ce qu’il faut faire, pour prendre des mesures pour ma défense », a indiqué l’ancien magistrat ayant sollicité de la Cour le temps de se concerter avec ses avocats.

Le procureur général Sidy Souleymane N’Diaye n’a pas trouvé d’objection à cette demande, parce que, selon lui, Algassimou Diallo a rappelé un droit fondamental. « Le ministère public poursuit à charge et à décharge. Ce qu’il a dit est prescrit par la loi ; en matière criminelle, la présence de l’avocat est obligatoire. » Le procureur général a pris l’engagement à l’audience publique de faire en sorte que Algassimou Diallo communique avec ses avocats en prison. Sidy Souleymane N’Diaye dit qu’il donnera des instructions à l’administration pénitentiaire, de faciliter le contact entre l’ex-magistrat et ses avocats.

 Après les débats, le président de la Cour a renvoyé l’affaire sine die, prenant acte de l’engagement du procureur général.

Ibn Adama