Le 19 mai, le corps de Mamadou Ciré Bah, 21 ans, étudiant en Licence 2, au département Banque, Finances et Assurance à l’Université de Kindia, a été découvert mort noyé dans une piscine située non loin du campus universitaire, dans des circonstances non encore élucidées. Selon la famille, la victime était sortie avec des camarades de classe, quand il a été fauché par la mort, plongeant toute la communauté estudiantine de Kindia et sa famille dans la douleur.
Le drame est survenu à 17h, mais c’est vers 19h que deux jeunes venus se baigner, dans la même piscine, ont découvert le corps du défunt dans l’eau.
Domiciliée dans la ville de Boké, sa famille a été informée par un camarade de classe Mamadou Ciré Bah, aux environs de 22 heures. Immédiatement, ses parents se sont rendus sur les lieux. Sous le choc, Bah Abdoul Gadiri, en service à l’IRE de Boké, père de la victime dit avoir eu au bout du fil son fils, peu avant de mourir. « Le mardi vers 17h, mon fils m’a appelé pendant que j’étais à la prière. Quand je suis revenu, j’ai vu son appel en absence et je l’ai rappelé. Nous avons longuement parlé des cours intensifs à l’université, parce qu’il voulait finir le programme avant la fin de l’année. Il m’a demandé de l’argent pour son transport et je le lui ai transféré immédiatement. Il était content, moi aussi. Vers 21h, un de ses amis a appelé sa mère pour lui dire que Mamadou Ciré n’était plus avec eux avant de raccrocher le téléphone. J’ai immédiatement contacté son tuteur à Kindia. Après plusieurs appels sans réponse, nous avons finalement appris qu’il était décédé par noyade », regrette-t-il, avant d’ajouter qu’il était l’espoir de la famille. « C’était le fils aîné de la famille. Tout notre espoir reposait sur lui. Nous avions déjà préparé son avenir pour poursuivre ses études à l’extérieur du pays. Il avait déjà son passeport et tous ses documents. Il ne restait que quelques démarches. Aujourd’hui, c’est une douleur immense, mais nous nous remettons à la volonté de Dieu. »
La maman Hadja Aminatou, enseignante, a du mal à s’en remettre : « Il était tout pour moi. Mon fils était mon confident, mon espoir. Je savais qu’il allait bientôt terminer ses études et prendre la relève de la famille. Je demande à tous ses amis et proches de lui pardonner et de prier pour le repos de son âme. Que Dieu lui accorde le paradis », lâche-t-elle au micro d’Africaguinee.com en larmes.
Selon la tante maternelle du défunt, son neveu avait organisé une sortie entre amis. « Mamadou Ciré savait tellement nager que je n’arrive toujours pas à croire qu’il soit mort noyé dans une piscine, de surcroît. En un premier temps, il a plongé, ensuite il est remonté et a posté sur sa page Facebook : « Je viens de frôler la mort. Aujourd’hui comme jamais, j’ai su jusqu’où la vie humaine avait une importance ». C’est après ce post qu’on se demande s’il avait replongé dans la piscine ou comment s’est-il retrouvé au fond de la piscine jusqu’à y laisser sa vie », a confié sous-anonymat, la tante, abattue par cette tragique disparition.
Pour le moment, aucune communication des autorités universitaires n’a été faite sur la mort de Mamadou Ciré Bah. Les circonstances exactes de la noyade restent encore non établies.Originaire de la sous-préfecture de Yembéring, préfecture de Mali, (
en Moyenne Guinée), Mamadou Ciré Bah était célibataire, sans enfant. Il a été inhumé le 20 mai, à Kindia. Il laisse derrière lui une famille (biologique et universitaire) meurtrie.
Kadiatou Diallo

