Le secrétaire général du Front démocratique de Guinée (Frondeg), Aboubacar Sidiki Kaba, a réagi jeudi 21 mai à l’absence de son parti sur les spécimens de la liste électorale nationale, à quelques jours des élections législatives et communales prévues le 31 mai. Dans un entretien téléphonique accordé à votre satirique, le responsable politique se dit étonné.

« C’est avec étonnement que nous avons constaté notre absence des spécimens pour les listes nationales, alors que nous avions notifié notre retour dans le processus électoral après l’annonce de notre retrait. » Il faut rappeler, poursuit-il, que le retour du Frondeg « est intervenu après la prise en compte de plusieurs griefs liés à la validation de nos candidatures. Dans la première phase, aucune candidature du parti n’avait été validée à Conakry, mais après l’annonce de notre retrait, plusieurs listes ont finalement été rétablies », a déclaré Aboubacar Sidiki Kaba. Rappelant aussi que le parti a accepté de poursuivre sa participation au processus électoral après un avis consultatif de la Cour suprême. « La Cour suprême a rappelé qu’il n’existe pas de possibilité légale pour des listes déjà validées d’être retirées de la compétition électorale. En tant que parti respectueux des lois de la République, nous avons décidé de participer aux élections. »

Le Frondeg affirme ne pas toujours figurer sur les spécimens de la liste nationale, malgré un courrier officiel adressé à la Direction générale des élections, DGE. « Notre candidature à la liste nationale avait pourtant été validée par la Cour suprême avant l’annonce du retrait. Mais nous avons constaté des manœuvres internes au niveau de la Direction générale des élections qui évoquent des contraintes de temps, alors qu’aucune disposition légale ne le justifie. Nous sommes victimes d’un chevauchement administratif. »

Cependant, souligne l’acteur politique, plusieurs démarches ont été engagées auprès des institutions compétentes pour résoudre cette situation. « Nous avons saisi la Cour suprême, la Direction générale des élections et les juridictions compétentes, mais nous constatons un certain blocage. Malgré cela, nous continuons à travailler avec nos candidats déjà engagés dans plusieurs circonscriptions », a-t-il ajouté, assurant que le Frondeg maintient encore sa mobilisation pour les élections législatives et communales du 31 mai. « Ces élections sont des élections de proximité. Nos candidats restent mobilisés sur le terrain pour convaincre les électeurs. De notre côté, nous continuerons à agir dans le respect des lois de la République et nous appelons nos militants au calme et à la sérénité », conclut le secrétaire général du Frondeg.

Mariama Dalanda Bah