Chaque fois que les médias relatent des scènes de guerre entre Etats, je suis peiné de savoir que ce sont des paisibles populations qui paient le lourd tribut : villages détruits, inombrables morts et blessés… Je suis particulièrement scandalisé à la vue des rapports de force entre les belligérants. Les Etats mieux armés agressent et pillent leurs adversaires avec beaucoup de cruauté et sans remords.
Prenons deux exemples illustratifs : Israël face à la Palestine et au Liban d’une part, la République démocratique du Congo (RDC) face au Rwanda et à L’Ouganda, d’autre part. Dans le premier cas, Israël est un petit pays en superficie et en population, mais sur-armé. Depuis plus d’un demi siècle, il est la bête noire de ses voisins qu’il terrorise et annexe une partie de leurs territoires. Dans le second cas, la RDC détient la plus grande richesse minière de l’Afrique centrale, ce qui explique la convoitise des Etats voisins moins riches mais possédant de puissantes armées. Ces derniers usent de leurs forces pour se servir à volonté en massacrant et brûlant tout sur leurs passages.
La communauté internationale n’arrête pas de condamner toutes les agressions où qu’elles se commettent. Rien n’y fait, la raison du plus fort reste la meilleure. De ces constats amers, je tire une leçon pour la Guinée mon pays. Dirigeants et citoyens, nous devons tous nous convaincre que l’armée doit être la colonne vertébrale de l’Etat. De ce postulat découlent des mesures à prendre : recruter régulièrement et former de nouveaux agents pour conforter les effectifs des forces de défense et de sécurité; doter toutes les unités en équipements de dernière génération; accorder à l’armée un budget annuel à la mesure de ses missions; enfin, renouer avec une pratique de la première République qui consistait à donner chaque année une formation de base militaire aux sortants des universités pour faire d’eux des réservistes mobilisables, en cas de besoins.
N’oublions pas que notre immense trésor minier est regardé de mauvais œil par des puissances étrangères, proches ou lointaines. Par conséquent, notre armée doit être la priorité de nos priorités. Nous avons le devoir impérieux de préserver chaque mètre carré de terres que nos devanciers nous ont léguées.
Walaoulou BILIVOGUI

