La direction de Rio Tinto Simfer a animé une conférence de presse le 4 juin à son siège à Conakry pour expliquer l’état de l’évolution du Projet Simandou. Notamment, les composantes minières ferroviaires et portuaires. Une rencontre trimestrielle pour mettre la presse au bain de la réalisation du méga projet.

Chris Aitchison, Directeur Général de SimFer, a noté une avancée considérable du projet. Il indique qu’en mai dernier, la société a célébré l’achèvement de l’embranchement ferroviaire. « Les travaux ont été achevés et l’infrastructure a été remise officiellement. Cette avancée marque une étape importante dans la structuration du corridor ferroviaire destiné à acheminer le minerai vers les installations portuaires. Des infrastructures minières en avance sur le calendrier. Sur le site d’exploitation, les travaux liés aux installations permanentes poursuivent leur progression. Les unités de concassage, les zones de stockage et les systèmes de chargement des trains affichent des niveaux d’exécution satisfaisants. » Chris Aitchison affirme que les « travaux avancent très bien et en avance même sur le calendrier. Nous prévoyons de lancer la mise en service de nos infrastructures permanentes de concassage au cours du second semestre de cette année. »

Concernant le port de Moribaya, le directeur général de Simfer informe que la structure du quai est désormais largement avancée, avec l’installation progressive d’équipements clés destinés aux opérations de chargement. « Nous disposons désormais d’un quai dont la structure est pratiquement achevée, avec trois chargeurs de navires installés au-dessus », a-t-il précisé. Avant de dire que les systèmes de déchargement et les zones de stockage suivent la même dynamique, tandis que l’entreprise prévoit une finalisation des travaux au second semestre 2026, en vue d’une mise en service au premier trimestre 2027. « Nous respectons notre calendrier, nous recevons régulièrement les équipements nécessaires et, durant le second semestre de cette année, nous annoncerons de nouvelles étapes majeures », affirme-t-il.

La qualité de la ressource humaine au cœur du projet

Rio Tinto SimFer mise aussi sur la formation et la montée en compétences locales pour la réussite du projet. « Nous ne construisons pas seulement des infrastructures, nous formons également des personnes à travers ce projet. Nous développons les compétences humaines en même temps que nous construisons les infrastructures », souligne Chris Aitchison. Il cite par exemple la formation de jeunes Guinéens à l’étranger, en particulier en Chine, dans le domaine de l’exploitation maritime liée aux navires de transbordement. « C’est un excellent exemple de transfert de compétences : identifier les talents, les former, les accompagner et leur permettre de devenir les futurs responsables de l’exploitation. » D’ailleurs, ajoute-t-il, plusieurs cadres nationaux occupent déjà des fonctions techniques et opérationnelles au sein du projet.

Aboubakar Koulibaly, directeur général de Rio Tinto Guinée, a évoqué l’impact du projet, affirmant qu’il se situe à plusieurs niveaux. Par exemple, les chiffres concernant les emplois créés sont à 77% de Guinéens ayant des opportunités de travail sur un objectif total d’environ 20 000 travailleurs. « Vous allez noter qu’il y a eu des variations sur l’emploi, parce qu’on est en même temps en train de commencer l’exploitation et on a fini une certaine partie des constructions ».

Selon lui, l’entreprise intervient également dans la construction des centres de santé, d’écoles des centres pour la jeunesse et d’autres infrastructures dans la zone minière mais aussi dans l’autre partie du port.

Ibn Adama