Après le Certificat d’études élémentaires (CEE), place au Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Les premières épreuves de la session 2026 ont été lancées lundi 22 juin sur tout le territoire national sous le slogan « Tolérance zéro à la fraude ». Cette année, ils sont 136 639 candidats dont 62 802 filles et 46 805 candidats libres. L’examen se déroulera jusqu’au 27 juin.

À l’école primaire Dixinn Centre 1, dans la commune de Dixinn, le coup d’envoi officiel a été donné par le ministre de l’Éducation nationale, de l’alphabétisation, de l’enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry en compagnie de la gouverneure de la ville de Conakry, générale M’Mahawa Sylla. Les autorités ont réaffirmé leur détermination à préserver la crédibilité des examens nationaux, longtemps entachés par des cas de fraude. Elles ont invité les candidats à composer dans le calme, la discipline et la responsabilité, en s’appuyant uniquement sur les connaissances acquises au cours de l’année scolaire.

Le ministre Alpha Bacar a insisté sur les efforts entrepris pour restaurer la confiance dans le système d’évaluation guinéen. « Nous sommes à pied d’œuvre pour doter la Guinée d’un système d’évaluation crédible, capable de renforcer la valeur de nos diplômes et de permettre à nos élèves d’accéder aux grandes écoles du monde. Depuis ce matin, nous veillons au bon déroulement des épreuves, à la disponibilité des moyens logistiques et à la résolution rapide de toute difficulté éventuelle. Jusque-là, tout se passe bien et nous sommes confiants quant au bon déroulement des examens ».

Le ministre Alpha Bacar Barry dans un centre du BEPC-22 juin 2026

Le ministre a mis en garde contre toute tentative de fraude et signale qu’un important dispositif de surveillance est déployé afin de détecter et sanctionner les contrevenants. « Toutes les mesures anti-fraude sont en place. J’appelle tous ceux qui seraient tentés de faire circuler les sujets sur les groupes WhatsApp ou d’introduire un téléphone dans les salles d’examen à renoncer. Nous disposons de moyens efficaces pour détecter ces pratiques et les sanctionner. La fraude n’a pas sa place dans notre système éducatif et tout contrevenant s’expose à une exclusion », a-t-il prévenu.

Appel au calme à Kipé

Dans la commune de Ratoma, le lancement des épreuves s’est déroulé à l’école primaire Kipé 2, sous la présidence du ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara. Le centre accueille 460 candidats dont 227 filles.

Le ministre a invité chacun à garder son sang-froid et à aborder les épreuves avec confiance. « C’est un examen comme les autres. Les sujets porteront sur ce que vous avez appris durant l’année scolaire. Les enseignants ont accompli leur mission avec régularité et les parents vous ont accompagnés tout au long de votre parcours. L’éducation représente l’avenir d’un pays et le chef de l’État lui accorde une attention particulière. Nous espérons que les efforts consentis cette année se traduiront par d’excellents résultats », a-t-il déclaré, adressant ses encouragements aux enseignants, aux parents d’élèves et aux candidats.

Labé : « compter sur vos propres efforts »

Dans la région administrative de Labé, le lancement de l’épreuve de rédaction s’est tenu au collège Tata 1, dans la commune urbaine. Le centre regroupe 296 candidats dont 180 filles, répartis dans 16 salles, avec des élèves issus de 16 établissements scolaires. À l’échelle de la préfecture, 4 291 candidats dont 2 720 filles, participent au BEPC.

Le préfet de Labé, Mohamed Cheick Keïta, a procédé au lancement des épreuves avant d’inviter les candidats à rester concentrés sur leurs copies. « Ne cédez ni à la panique ni à l’émotion. Lisez attentivement les sujets afin de bien les comprendre avant de répondre. Votre seul interlocuteur est votre copie. Ne comptez pas sur votre voisin et ne tentez pas de copier, car cela compromettrait sérieusement vos chances de réussite. Nous vous faisons confiance et vous souhaitons bonne chance », a-t-il déclaré.

À travers ce lancement simultané dans tout le pays, les autorités entendent faire de cette session 2026 un tournant dans l’organisation des examens nationaux. Entre renforcement des dispositifs de contrôle, sensibilisation des candidats et implication des responsables administratifs, le gouvernement affiche sa volonté de garantir des évaluations transparentes, crédibles et fondées sur le mérite.

Abdoulaye Bah