Le 30 juin à Conakry, l’ONG Action Mines Guinée en partenariat avec les ONGs WIM-Guinée et ATUJ, avec l’appui financier du Projet de gestion des ressources naturelles minières et de l’environnement (PGRNME), a organisé un atelier de formation sur la norme ITIE 2023. L’objectif est d’aider les acteurs de la société civile et les médias d’avoir les capacités requises de diffuser les informations relatives à la gestion des ressources financières issues des mines.

Pour Amadou Bah, directeur exécutif de l’ONG Action Mines Guinée, il s’agit de s’approprier de la norme et surtout pouvoir exploiter les données l’Initiative de transparence dans les industries extractives (ITIE) pour des fins soit de plaidoyer ou de reportage pour les médias ou encore pour des fins d’information et de sensibilisation pour l’ensemble du public. « Nous attendons des participants, une participation effective et surtout une compréhension de ce que c’est que la norme et de comment l’ITIE est mise en œuvre et comment chaque partie prenante peut contribuer à sa mise en œuvre. »

Le directeur exécutif a indiqué que l’ITIE permet d’avoir des informations relatives à la gouvernance du secteur extractif, d’avoir des informations sur les taxes et les redevances payées par les entreprises minières par an, et que cela permet d’asseoir un débat public serein et ouvert. Ce qui permettra aux acteurs de la Société civile de « faire des recommandations allant dans le sens d’établir des réformes institutionnelles et des réformes juridiques valables pour une gouvernance plus vertueuse, une gouvernance plus ouverte, une gouvernance plus performante du secteur minier qui constitue le pilier central de notre pays. Parce que, ajoute-t-il, le secteur minier représente environ 78% des recettes d’exportation du pays et environ 20% des produits intérieurs brut et entre 30 et 35% des recettes budgétaires de l’État. Alors c’est un secteur vital pour nous, qui mérite l’attention de l’ensemble des parties prenante notamment de la société civile et des médias », a conclu Amadou Bah.  

Abdoulaye Soumah, chargé de communication de la section guinéenne de l’Initiative de transparence dans les industries extractives Guinée, a rappelé que l’ITIE fait en sorte que les rapports soient produits. « Si les rapports produits ne sont pas divulgués, ne sont pas présentés à tous les citoyens du pays, à toutes les communautés impactées par les opérations minières, cela n’a pas d’importance. » Ajoutant qu’au cours de ces divulgations, il y a des débats, des questions d’éclaircissement, des recommandations, des amendements. D’où la nécessité d’impliquer les activistes de la Société civile et des médias à s’approprier de la norme 2023 de l’ITIE.

Mamadou Adama Diallo