Les exécutifs communaux ont été installés le 2 juillet à travers la Guinée. A Cona-cris et dans les buissons de l’intérieur du bled, des candidats de la Génération pour la modernité et le développement (GMD) ont mordu la poussière alors qu’ils passaient pour des ultra favoris.
Des candidats sortants comme Aliou Badra Cheickna Koné ou encore Ahmed Sékou Traoré, figures de proue de la GMD dans les communes de Matam et de Ratoma, ne s’attendaient certainement pas à une telle déculottée. Eux qui ont porté la voix du mouvement présidentiel pendant les sélections communales se sentaient plus proches que jamais de leur objectif : être maires élus, après avoir été présidents de délégations spéciales (maires nommés et de transition.
Badra Koné, après un bref séjour à l’Hôtel cinq étoiles de Coronthie pour des soupçons de malversations financières, espérait un retour en grâce à l’hôtel de ville de Matam. L’ex-prési de la délégation spéciale a été battu par son challenger, Alsény Camara alias Marco. Une victoire à la loyale ? Difficile de l’affirmer. Mais le politicard crie lui à la manipulation. Ses soutiens et lui ont claqué la porte avant même la fin du processus, dénonçant des « manœuvres visant » à l’empêcher de revenir à la commune.
A Ratoma, Ahmed Sékou Traoré, prési de la délégation spéciale, partait confiant. Mal lui en a pris. Il a perdu la sélection, a fini par déchirer le procès-verbal de résultats. Pour calmer ses nerfs, on l’a cueilli et conduit au commissariat central de Ratoma.
La GMD a également perdu des communes comme Coyah ou Dinguiraye.
Yacine Diallo

