Le 8 juillet, le corps sans vie d’un ressortissant burkinabè a été repêché dans un puits du quartier Saman, dans la commune urbaine de Kouroussa.

Le corps a été retrouvé au fond du puits dans la concession où Abdoulaye habitait. Ansou Keïta, son bailleur, raconte les circonstances de la découverte. « Tôt le matin, ma femme est sortie pour puiser de l’eau. Elle a trouvé les chaussures et le chapeau d’Abdoulaye près du puits. Elle l’a cherché dans les alentours, mais ne l’a pas retrouvé. Elle vérifie ensuite dans sa chambre, il n’y était pas. Elle m’a réveillé pour m’informer. J’ai réveillé les autres membres de la famille. Comme Abdoulaye était toujours introuvable, j’ai pris un long bâton, je l’ai fait descendre dans le puits. Il s’est accroché à son habit et, en le remontant, je l’ai aperçu au fond du puits. J’ai informé mes frères et le chef du quartier », explique-t-il au micro de Guineematin.com. Il ajoute que la victime ne souffrait d’aucune maladie mentale connue : « La seule chose que je sais de lui, c’est qu’il fumait de la cigarette et consommait beaucoup l’alcool. Il revenait tout le temps ivre. »

Selon Sidiki Kankou Condé, chef du quartier de Saman, le défunt était « dans un état second pendant toute la journée. D’après la famille qui l’hébergeait, Abdoulaye aurait tenté, dans la journée précédant sa mort, de descendre dans le puits pour récupérer le puisard, tombé accidentellement à l’intérieur. Les femmes l’en ont empêché. »

Pour le moment, les circonstances exactes de la mort d’Abdoulaye restent inconnues. Une enquête est ouverte.

Kadiatou Diallo