Le 29 juillet, le corps sans vie de Mohamed Sylla, la vingtaine, a été retrouvé à son domicile à Goréyé, dans la commune urbaine de Boké. Tout porte à croire qu’il s’est suicidé à l’aide d’un fusil de chasse appartenant à son père.
Selon la famille, le jeune collégien souffrait de troubles mentaux depuis un moment. Cela aurait perturbé son année scolaire. Il a profité de l’absence de ses parents pour voler l’arme, avant de se donner la mort. Mohamed Lamine Sylla, ingénieur des Eaux et Forêts, révèle que son fils devait suivre un traitement à partir du 3 août prochain à l’hôpital Donka : « C’est mon dernier garçon, il a 20 ans. Il était sous traitement parce qu’il souffrait de troubles mentaux. Mais ces derniers temps, il y a eu une nette amélioration. Nous priions ensemble et dormions dans la même chambre. Aujourd’hui, je suis allé à une réunion en ville, à Dibia. À mon retour, vers 13 h 30, je l’ai appelé pour prier, comme d’habitude, il n’a pas répondu. En entrant dans la chambre, je l’ai trouvé allongé au sol. J’ai essayé de le réveiller, sans succès. En vérifiant, j’ai découvert qu’il s’est donné la mort avec mon fusil de chasse », regrette-t-il sur africaguinee.com
Aussitôt informées, les autorités locales se sont saisies du dossier. Mohamed Salifou Camara, adjoint du quartier, confirme que le défunt souffrait de troubles mentaux : « Je connaissais bien le jeune. Je l’avais même accompagné un moment au village pour son traitement. Son père est profondément bouleversé. J’ai immédiatement informé le procureur ».
Mohamed Salifou Camara invite ses concitoyens à ne pas garder les armes à feu dans les foyers : « Surtout si nous vivons avec des enfants ou des personnes vulnérables. »
Le corps de Mohamed Sylla n’a toujours pas été mis à la disposition de sa famille pour inhumation. Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de son décès.
Kadiatou Diallo

