Dans la nuit du samedi 31 octobre au dimanche 1er novembre 2026, une femme a été grièvement blessée à la machette par son mari présumé, aux environs de 3h du matin, dans les environs de Konyanakoro, près du fleuve Djilèngbé, à Siguiri. La victime présentait de profondes blessures à plusieurs parties du corps. Elle a été transportée d’urgence à l’hôpital préfectoral de Siguiri, où elle a bénéficié d’une prise en charge médicale.

Selon le témoignage du Dr Abdoulaye Bachir Condé, médecin légiste à l’hôpital de Siguiri, la patiente est arrivée dans un état particulièrement critique, présentant notamment des blessures graves à la tête, au menton, au coude droit ainsi qu’aux membres supérieurs. La violence des coups était telle que certaines blessures ont atteint les tissus profonds, laissant même apparaître l’os.

Face à la situation, l’équipe médicale des urgences a immédiatement engagé des soins de réanimation, pour stabiliser la victime. « Notre première priorité était de sauver la patiente. Elle est arrivée dans un état très critique, en plein choc hémorragique. L’équipe de garde a dû procéder à sa réanimation avant de poursuivre les soins. Heureusement, elle a progressivement repris connaissance », explique le Dr Condé.

Interrogée après avoir retrouvé partiellement ses esprits, la victime Maloba Sidibé, 28 ans, aurait désigné son mari comme étant l’auteur de ses blessures. D’après les premières informations recueillies par le médecin auprès de la jeune maman de deux enfants, le drame serait survenu à la suite d’une dispute conjugale liée à la découverte de contenus sur son téléphone portable, notamment sur le réseau social TikTok.

Le médecin rapporte que le mari aurait fouillé le téléphone de son épouse avant de s’en prendre violemment à elle à l’aide d’une machette. Maloba Sidibé aurait finalement été secourue, grâce à l’intervention de voisins, qui l’ont ensuite conduite à l’hôpital.

Selon le médecin, l’état de santé de la patiente connaissait une évolution encourageante. Elle serait désormais hors de danger, même si sa récupération nécessite encore une surveillance médicale.

Au-delà de la prise en charge médicale, le Dr Condé a lancé un appel à l’apaisement à l’endroit des deux familles. Il les invite à éviter toute confrontation susceptible d’aggraver la situation et de provoquer de nouvelles violences. « Nous sommes des humanitaires et notre souhait est de voir la patiente retrouver complètement sa santé. J’invite les deux familles à garder leur calme et à éviter tout affrontement. Il faut également comprendre que le téléphone ne doit pas devenir une source de destruction dans les relations conjugales. Il peut détruire une famille lorsqu’il est utilisé sans discernement ».

Le drame relance ainsi la question des violences conjugales et de leurs conséquences parfois dramatiques.

Mariama Dalanda Bah