Lundi 5 juin a été donné le coup d’envoi des examens nationaux. Le traditionnel slogan ‘’ Fraude tolérance géro’’. En 2023, ils sont plus de cent-cinquante mille candidats à l’examen d’entrée en 7ème année.

Kaloum

Dans la commune de Kaloum, le premier ministre, Bernard Goumou, accompagné de la ministre Rose Pola Pricemou, a lancé les épreuves à l’école primaire d’Almamya. Dans un bref discours, il a invité les candidats à la sérénité, à la rigueur et à éviter la triche.

Dixinn

À Dixinn, c’est l’école primaire Diawadou Barry (ancien domicile de Cellou Dalein Diallo) qui a abrité la cérémonie de lancement. Hasard calculé, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Ousmane Gaoual Diallo, ennemi de la presse a magnifié l’infrastructure avant de lancer les épreuves. « Ce centre est emblématique à tout point de vue. Nous pensons que cette école va donner de très bons résultats. En-tout cas, l’espoir est là (…) La lutte contre la fraude procède d’abord de l’éducation. Nous pensons que tout au long de l’année, les enseignants ont fait des efforts pédagogiques pour permettre aux enfants de comprendre que c’est un phénomène qu’il faut abandonner, qu’il ne faut pas faire perdurer ».

Aicha Nanette Conté, ministre de la Promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables a prodigué des conseils aux candidats : « Soyez à la hauteur, n’ayez crainte de rien. Ce que vous avez appris ici, ou dans d’autres établissements, c’est ce qu’on va vous demander. On ne triche pas. Pour être à la hauteur de l’excellence, il faut l’effort personnel. Soyez sereins ».

Matoto

Au lycée Léopold Sédar Senghor, situé dans le quartier de Yimbaya, dans la commune de Matoto, le lancement des épreuves s’est déroulé sous l’égide du général de brigade David Haba, directeur de Cabinet du ministère de la Défense nationale. Aux encadreurs, il a rappelé qu’il « est trompeur de tenter d’aider les enfants par la fraude. Nous nous trompons nous-mêmes ». Pour lui, cela revient à tromper l’État guinéen : « Nous aurons des cadres qui ne seront pas à la hauteur de nos attentes ».

Le maire de la commune de Matoto, Mamadouba Toss Camara, a invité les candidats et le personnel d’encadrement à faire preuve de sérénité pour garantir le succès de ce concours : « C’est le lancement des premières épreuves. Nous demandons aux superviseurs et à tous ceux qui contribuent à l’excellence de respecter strictement les directives du ministre de l’Enseignement pré-universitaire. Guillaume Hawing s’efforce de faire de notre école une école d’excellence. Je sais que tous ses efforts visent à soutenir le chef de l’État. Demain dépend de tout ce que nous faisons aujourd’hui ».

Ratoma

Au centre Kipé 2, dans la commune de Ratoma, c’est la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation, Diaka Sidibé, accompagné par son homologue de la Sécurité et de la Protection civile a donné le coup d’envoi de l’examen. Elle a insisté sur la nécessité de la rigueur et de l’excellence qui devraient caractériser ces évaluations. Elle a un message à l’endroit des candidats : « Soyez libres de toute charge ou de toute surcharge dans la tête. Cette excellence que recherchent les autorités de la transition commence par vous. Chères jeunes filles, chers jeunes hommes, la sérénité, la quiétude fera en sorte que vous affrontiez vos sujets d’examen dans de meilleures conditions ».

Le ministre Bachir Diallo a encouragé les candidats : « Chers candidats, cet examen est l’occasion pour vous de passer d’une étape, étape de l’école primaire, à une autre étape extrêmement importante dans votre vie scolaire, celle du collège. Cet examen est une chose très importante. Je vous invite à plus de discipline, à plus de travail personnel. Dites-vous que quand vous gagnez cet examen, vous réussissez ».

Matam

Le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Mory Condé, flanqué de son homologue de la Pêche, de l’aquaculture et de l’économie maritime, Charlotte Daffé, a déballé le sujet à Coléah Lanséboungni. Il se félicite des dispositions prises pour le bon déroulement de cet examen : « Vous avez passé neuf mois à apprendre, ces trois jours devraient permettre à chacun de montrer ce qu’il a appris pour honorer la famille ». Et de mettre en garde contre la fraude dans ce centre. « Nous allons être fiers de notre école ». Et de rassurer, les épreuves portent sur ce qui a été enseigné en classes : « Les surveillants ne sont pas là pour vous faire du mal ou vous effrayer, ils sont là juste pour vous encadrer, pour que chacun puisse mettre sur papier, ce qu’il a appris pendant les neuf mois ».

Siguiri

Le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, Guillaume Hawing a officié loin de Conakry à Siguiri. Au Centre Ousmane Doussou Camara, après avoir fait observer une minute de silence en la mémoire des six élèves victimes de naufrage à Kouroussa, dont cinq se rendaient à Balato pour affronter les épreuves du CEE. Le ministre Hawing a demandé aux candidats d’être sereins et de compter sur leurs efforts personnels.

Abdoulaye Pellel Bah