La préfecture de Coyah a clôturé mercredi 15 avril, les travaux de son Conseil administratif annuel. La rencontre a réuni les autorités locales autour d’échanges sur les réalisations des différents services, les défis et recommandations pour renforcer le développement socio-économique de la localité.

Le directeur préfectoral du Budget, Mansaré Kélétigui, a présenté le budget pour l’exercice à venir. Il a mis en avant un document équilibré et orienté vers la mise en œuvre des actions prévues. « Nous avons présenté le budget de la préfecture. Il s’équilibre en recettes et en dépenses à 2 milliards 420 millions de francs guinéens. Au-delà de son caractère annuel, ce budget repose sur la soutenabilité, car il est réaliste et réalisable. Il a été approuvé à l’unanimité et permettra la mise en œuvre des plans prévus pour 2026. »

Le responsable a attiré l’attention sur la mobilisation des ressources, en particulier dans un contexte marqué par une baisse des recettes fiscales. « Les recettes comprennent les volets fiscaux et non fiscaux. Nous constatons une baisse des recettes fiscales par rapport à l’année passée, ce qui nous amène à appeler les contribuables à accompagner les services du budget et des impôts dans leur mobilisation », a-t-il sollicité, plaidant pour une subvention de l’État en vue de compenser le manque à gagner lié au détachement de la sous-préfecture de Manéah, devenue une commune urbaine à part entière. Selon Mansaré Kélétigui, un appui, même temporaire, permettrait « de réorganiser les recettes au profit du développement socio-économique de la préfecture de Coyah. »

Dans son discours de clôture, le préfet de Coyah, Bernard Kamano, a encore insisté sur les enjeux liés à l’urbanisation rapide de la préfecture, un phénomène qui, selon lui, impacte déjà l’environnement et l’organisation territoriale. « Nous devons agir avec responsabilité et anticipation à travers des solutions concrètes : élaboration d’un plan d’action pour interdire les constructions dans les zones à risque, renforcement du contrôle foncier, et planification d’infrastructures de base. » Il enchaîne en insistant sur la nécessité d’une action coordonnée et durable impliquant l’ensemble des acteurs locaux. « Cela concerne notamment les routes, l’eau et l’électricité, ainsi que les équipements publics tels que les écoles, centres de santé, espaces de loisirs et marchés. L’implication des autorités locales dans la sensibilisation des populations est essentielle, notamment pour la gestion des conflits domaniaux », a souligné le Préfet, invitant les acteurs à s’engager pleinement pour leur mise en œuvre.  « Les recommandations issues de ce Conseil doivent être traduites en actions concrètes, suivies avec rigueur », a-t-il martelé.

À travers ces échanges, le conseil administratif annuel de Coyah aura permis de dégager des orientations claires et des engagements concrets pour faire face aux défis économiques, fiscaux et urbains, tout en renforçant les bases d’un développement harmonieux et durable de la préfecture.

Mariama Dalanda Bah,

Envoyée spéciale