Mercredi 25 février, le ministère du Plan et de la coopération internationale a présenté les résultats préliminaires du Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH4). Devant le le président du CNT, le Premier ministre, des ministres, des cadres de l’administration et des partenaires techniques et financiers, le directeur de l’INS (Institut national de la statique), Makan Doumbouya, a indiqué qu’à la date du 16 juillet 2025, la population totale résidente en Guinée est de 17 521 167 habitants.

Selon Makan Doumbouya, la population est marquée par une évolution rapide : « Vous voyez qu’entre 1996 et 2025, la population est passée de 7 156 406 à 17 521 167, soit un taux d’accroissement de 3,1% par an. La répartition selon le genre indique que la population guinéenne est majoritairement féminine avec 51,8% de femmes contre 48,2%. » Le directeur explique que les résultats montrent que la population guinéenne vit majoritairement en milieu rural avec 61,3% contre 38,7% en milieu urbain. Ajoutant que l’évolution de la population indique une urbanisation rapide.  Par exemple, entre 2014 et 2025, la population urbaine guinéenne a quasi doublé, passant de 3 656 362 habitants à 6 776 769. Et de dire que la répartition par région montre que les régions de Kankan et de Conakry enregistrent plus de populations, estimées respectivement à 4 110 215 habitants et à 3 407 326. Ensuite, suivent celles de N’Zérékoré, Boké, Kindia et Labé, la région de Mamou ayant le plus faible taux  avec  916 535 habitants.

Population majoritairement jeune

Selon Makan Doumbouya, la répartition de la population par groupe d’âge révèle que la population guinéenne est majoritairement jeune, avec plus de la moitié a moins de 15 ans et près de 80%, moins de 35 ans. La population en âge de travailler se situe entre (15 à 64 ans) et une proportion de personnes âgées de 65 ans et plus estimées à 4,2%.

« En termes de densité, les résultats indiquent que la densité au niveau national est de 711 habitants par km². Mais ce chiffre masque une disparité. En effet, nous avons, Conakry par exemple, plus de 10 200 habitants par km², suivi de Coyah, 310 habitants par km² et Labé, 207 habitants par km². Dans le cadre de ce recensement, l’INS s’est intéressé aux infrastructures. Au total, nous avons recensé 113 371 infrastructures socioéconomiques de base, dont 102 270 fonctionnelles, soit environ 90% d’infrastructures fonctionnelles. Elles sont constituées essentiellement des infrastructures de culte, d’éducation et d’énergie », selon  le directeur de l’INS, Makan Doumbouya.   

Ibn Adama