Le 5 mars, le mystère des Affres étrangères, de l’intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger a confirmé le décès en détention d’Aboubacar Savané, étudiant guinéen vivant en Egypte. Il demande aux autorités égyptiennes d’ouvrir une enquête « sérieuse et indépendante » afin de déterminer les circonstances du décès.
Abobacar Savané, marié et père de trois enfants, est mort dans la nuit du 27 au 28 février au Caire, dans la capitale égyptienne. Le 2 mars, Ibrahime Mansaré, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement franco-arabe de Guinée (SNEFAG), a précisé à notre rédaction que l’étudiant, en situation irrégulière, a été interpellé lors d’une patrouille policière et « jeté en prison ».
Le 5 mars, le mystère des Affres étrangères a confirmé la mort en détention de l’étudiant. Un décès « survenu à la suite d’un malaise pendant la période de détention », lit-on sur la page Facebook du département. Cona-cris appelle les autorités égyptiennes à ouvrir une « enquête sérieuse et indépendante afin d’établir avec précision les circonstances du décès. »
Une trentaine d’autres en prison ?
La dépouille de la victime devrait être rapatriée en Guinée ce 5 mars, aux frais du mystère des AE, à en croire ce dernier.
Dans un communiqué du 4 mars, le SNEFAG affirme que « plus de 30 étudiants seraient détenus, bien que d’autres sources locales évoquent un chiffre dépassant les 50 personnes.» Le syndicat réclame « l’engagement d’actions diplomatiques d’urgence pour obtenir la libération immédiate et sans condition de tous les étudiants arbitrairement détenus. » Le SNEFAG appelle le gouvernement guinéen à renforcer « la protection consulaire des ressortissants à l’étranger pour prévenir de tels drames à l’avenir. »
Chiffres contestés
Le 5 mars sur sa page Facebook, le mystère des Affres étrangères a démenti ces chiffres avancés par le SNEFAG. Il indique que seulement cinq étudiants guinéens, dont Aboubacar Savané, étaient arrêtés « pour défaut de régularité de leurs documents administratifs. Ils ont été placés en détention conformément à la réglementation en vigueur, dans l’attente de l’implication des services diplomatiques de la République de Guinée. »
Selon le mystère, un des quatre étudiants désormais libérés a choisi de revenir au bercail. Son billet retour a été payé par le département.
Souleymane Bah


