Au soir du mardi 21 avril, Mamadou Kenda Doumbouya, patient, a été poignardé à mort par un individu sur son lit de malade à l’hosto régional de Mamou, sis au quartier Tambassa, dans la commune urbaine. Une enquête a été ouverte, le dirlo de l’hosto régional a été auditionné.

Souffrant de tuberculose osseuse, Mamadou Kenda Doumbouya, peintre de profession, a été retrouvé mort poignardé sur son lit d’hôpital aux environs de 20h, le 21 avril. Le meurtrier a profité de la brève absence (pour la prière) de l’épouse du patient pour pénétrer dans sa cabine médicale au centre de traitement des maladies infectieuses, pour le poignarder à plusieurs coups de couteau. Le crime commis, le meurtrier est sorti de l’établissement sanitaire sans éveiller le moindre soupçon. De retour de la prière, la femme trouve son mari mort, ensanglanté sur son lit de malade. Une enquête a été ouverte par la brigade de recherche de Mamou, afin d’élucider les circonstances du meurtre et d’identifier l’auteur.

« C’est dans la nuit de mardi 21 au mercredi 22 avril que le jeune homme a rendu l’âme après avoir été poignardé. Nous avons été informés du meurtre que le mercredi matin. Selon les explications des autorités sanitaires, le bourreau s’est introduit frauduleusement dans la chambre alors que la victime était seule. Il l’a poignardée à six reprises, visant des organes vitaux comme le ventre et la poitrine. Il voulait manifestement l’achever sur le coup, avant de prendre la fuite », explique Thierno Amadou Barry, le prési du conseil de quartier de Tambassa et proche du défunt peintre. Le corps de Mamadou Kenda Doumbouya, la quarantaine, marié et père de trois rejetons, devra faire l’objet d’une autopsie, avant inhumation.

Le chef du conseil de quartier de Tambassa pointe du doigt la « défaillance » sécuritaire : « Mourir à l’hôpital d’autre chose que de la maladie que l’on est venu soigner est une tragédie inacceptable. Peu importent les mesures en place, si un tel crime se produit, c’est que la sécurité est défaillante. Nous demandons fermement aux autorités hospitalières de redoubler d’efforts pour protéger les patients. »

Le dirlo de l’hosto auditionné

L’Association des peintres de Mamou, en deuil, a observé une journée sans pinceau, le 22 avril. « Nous nous sommes rendus à l’hôpital, mais nous n’avons pas encore d’amples informations. Nous attendons que l’enquête élucide la cause et les circonstances de la mort de Mamadou Kenda Doumbouya », déclare Ibrahima Bah, de l’association.

Le 23 avril, une délégation conduite par le chef de cabinet du gouvernorat de Mamou, Mamadou Saïdou Diallo, s’est rendue au domicile de la victime pour les condoléances d’usage. À ses côtés, les autorités administratives, des éléments des farces de défense et de sécurité, des responsables hospitaliers et des leaders communautaires.

Une source basée à Mamou nous glisse que Mamadou Siradio Barry, le dirlo de l’hosto régional, ainsi que des agents du gardiennage auraient été auditionnés le 23 avril par la gendarmerie. De même, ils auraient été aperçus dans la cour du tribunal de première instance de Mamou où ils seraient déférés devant le parquet. Une autre source confie que le pro-crieur de la République, Morice Onivogui, affirme que l’enquête préliminaire est déjà bouclée, reste l’aval du pro-crieur général près la Cour d’appel de Cona-crimes pour communiquer les éléments. Amen !

Yaya Doumbouya