Quinze personnes ont péri dans un violent accident de la circulation survenu dans la nuit du dimanche au lundi 29 juin, sur la Route nationale n°1 (RN1), dans le village de Diarabaka, à environ 7 kilomètres de la commune urbaine de Mamou. L’excès de vitesse et les mauvaises conditions météorologiques seraient à l’origine de la tragédie.
Selon les informations, les victimes voyageaient à bord d’un taxi Peugeot 505 immatriculé AX 0807, en provenance de Conakry, à destination de Sannoun, préfecture de Labé, pour y passer les vacances scolaires. Le véhicule transportait 16 passagers, dont une majorité d’enfants. Le drame s’est produit sous une pluie battante, dans une zone réputée dangereuse en raison de ses nombreux virages. Le taxi est entré en collision avec un camion-remorque. D’après les témoignages, le poids lourd aurait traîné la voiture sur plusieurs dizaines de mètres avant de s’immobiliser.
Le bilan provisoire fait état de quinze morts dont huit femmes et sept hommes. L’unique survivant est grièvement blessé et pris en charge par les secours et évacué d’urgence vers l’hôpital régional de Mamou où il reçoit des soins intensifs.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, El Hadj Mamadou Kaira Diallo, membre de l’Inspection régionale des affaires religieuses de Mamou, a livré un témoignage poignant. « Nous sommes à la morgue de l’hôpital régional de Mamou. Il s’agit d’un véhicule en provenance de Conakry qui transportait des familles originaires de Sannoun, dans la préfecture de Labé. Le taxi est entré en collision avec un camion-remorque qui lui a pratiquement roulé dessus. Nous avons enregistré quinze morts, parmi lesquels des femmes et des enfants ».
Selon lui, compte tenu de l’état des corps, leur transfert vers Labé ou Conakry s’avérait impossible. « Après concertation avec les familles, il a été décidé que les victimes soient inhumées ce lundi 29 juin, après la prière de 14 heures, au cimetière de la Poudrière à Mamou. » Il a adressé ses condoléances à la nation et aux familles endeuillées. Mamadou Kaira Diallo a lancé un appel à la solidarité, afin d’apporter une assistance aux proches des victimes.
Les autorités mobilisées
Habitant de Diarabaka, Thierno Abdoulaye Diaby fait partie des premiers témoins intervenus sur les lieux. « Aux environs d’une heure du matin, nous sommes sortis après avoir entendu le choc. Nous avons trouvé un jeune allongé sur la chaussée ; il respirait encore, mais très difficilement. Il a fallu l’intervention d’une grue pour soulever la carcasse du véhicule, afin d’extraire les victimes. Ensuite, les ambulances sont arrivées pour transporter les corps. Les gendarmes sont venus dans la matinée pour procéder aux constats et évacuer les véhicules accidentés. »
Les autorités administratives et sécuritaires de Mamou se sont rendues à la morgue de l’hôpital régional, pour constater l’ampleur de la catastrophe et d’évaluer les dispositions à prendre. Joint par nos confrères d’Africaguinee.com, Mamadou Mouctar Baldé a précisé : « Les familles sont actuellement en concertation pour déterminer si certaines dépouilles pourront être ramenées dans leurs localités d’origine. Mais au vu de l’état de nombreux corps, cela s’annonce très difficile. » Il rapporte que les opérations de secours et de sécurisation des lieux se sont poursuivies jusqu’aux environs de 7h du matin. Les habitants de Diarabaka ont également prêté main-forte pour nettoyer la chaussée du sang des victimes.
Deux morts à Conakry
Dans la matinée du 27 juin, un autre accident mortel s’est produit à Conakry. Vers 5h, à Wanindara, dans la commune de Lambanyi, un véhicule est entré en collision avec un camion-citerne stationné sur le bas-côté de la route. Le chauffeur et son passager sont décédés sur le coup et une femme a été grièvement blessée.
Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation a confirmé, lundi 29 juin, que l’une des victimes était Amadou Waraghou Barry, professeur de français et correcteur des épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Il se rendait dans un centre de correction de l’examen.
Abdoulaye Bah

