Jeudi 25 avril, des membres d’organisations de la société civile et journalistes ont, dans un réceptif hôtelier à Conakry, participé à des échanges sur la mise en œuvre des activités du Projet d’appui à la gouvernance économique et financière (PAGEF), le cadrage macroéconomique et budgétaire 2023.

Initié par le ministère du Budget, avec l’appui financier de l’Agence française de développement (AFD), l’atelier a planché sur divers thèmes : présentation de la chaîne de cadrage macroéconomique et budgétaire ; du tableau de bord mensuel de l’économie et la note de conjoncture ; du cadrage macroéconomique provisoire et sa note ; des documents budgétaires notamment le Cadre Budgétaire à moyen terme et le guide citoyen. Il appuie les efforts du gouvernement en matière de transparence budgétaire.

La préparation du budget de l’État est un processus complexe qui fait intervenir plusieurs acteurs. Mamadou Barry, directeur général adjoint du Budget, a exprimé son ambition de faire en sorte que la chaîne de cadrage macroéconomique et budgétaire soit mieux connue et maîtrisée. « C’est vraiment un document utile pour permettre aux médias et aux organisations de la société civile en tant que structures porteuses des aspirations de nos populations, de s’impliquer efficacement », a-t-il précisé. Mamadou Barry espère que l’atelier d’échanges permettra de mieux préparer le budget de 2025. « Sans l’adhésion de la population et des acteurs de la société civile dans le processus, les politiques publiques ne peuvent être efficaces ».

Impact

Le cadrage macroéconomique est un ensemble complet et cohérent de mesures de politique économique visant à atteindre les objectifs macroéconomiques, une prévision pour l’année en cours et celles à venir. Il est élaboré à l’issue d’une collecte d’informations auprès des structures publiques et privées pendant une dizaine de jours. Selon les facilitateurs de l’atelier, les perspectives macroéconomiques tiennent compte de l’environnement international, notamment l’augmentation des cours du pétrole et la baisse des prix des produits miniers. En Guinée, les prévisions font état de perspectives très mitigées pour l’année 2024, à cause des effets induits de l’explosion du principal dépôt d’hydrocarbures du pays et de la crise d’électricité.

Mohamed Lamine Sylla, responsable des affaires administratives et financières du Projet d’appui à la gouvernance économique et financière (PAGEF), de préciser : « La population sera informée, aura une idée sur les recettes mobilisées et comment elles seront utilisées pour le développement. » Faute de quoi, elle se nourrirait d’allégations. 

Abdoulaye Pellel Bah