Les choses se corsent pour l’ex-directeur général adjoint de l’Office guinéen de publicité. Dès le lendemain de son limogeage, le voilà auditionné, des heures durant, par un juge d’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Jean-Marie Coumbassa est entendu dans le cadre des dénonciations que lui-même avait faites contre Ibrahima Kalil Chérif, Namory Keïta et Souleymane Fadiga, respectivement directeur de la Prospection et du marketing, chargé de la préfacturation et conseiller chargé de missions de l’OGP. Jean-Marie Coumbassa les avait accusés de surfacturation dans un dossier lié à une société de téléphonie qui, selon lui, au lieu de payer un peu plus de 2 milliards de francs guinéens, n’avait versé que 950 millions de francs guinéens.
Pour le DGA, la différence a été détournée. Il a donc adressé une plainte à l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF). Les trois agents, entendus, avaient bénéficié d’un non-lieu. Mais le dossier a été relancé par le Parquet spécial près la CRIEF que pilote l’ancien Garde des Sceaux, Alphonse Charles Wright. Les mis en cause sont écroués à la Maison centrale.
Outre cette audition, le DGA est visé par une autre plainte de la délégation syndicale, pour agression dans le bureau du directeur général. L’affaire est dans les mains des enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire.
Jean-Marie Coumbassa n’est pas à ses premiers ennuis. En février dernier, il a été suspendu par le ministre de la Communication, Fana Soumah, pour « insubordination ». Une suspension levée quelques semaines plus tard. Mais il a été interdit des réseaux sociaux et des débats politiques.
Yacine Diallo

