Faute d’avancée réelle, la Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières a clos les débats ce mercredi 25 mars, dans l’affaire opposant l’Etat guinéen à Oyé Guilavogui, ancien ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique.
La réquisition et les plaidoiries se teindront le 1er avril prochain, en l’absence du prévenu, en soins depuis novembre 2023 à Tunis. L’audience de ce mercredi 25 mars devait être consacrée à la présentation des biens immeubles et les relevés bancaires d’Oyé Guilavogui. Mais cette mission confiée au Services des conservateurs fonciers de Conakry et de Kindia, à la Direction nationale des domaines et du cadastre, ainsi qu’à la Banque centrale n’a pas totalement été accomplie. Ces mesures devraient être exécutées avant le 20 mars, afin de permettre à la Cour d’avancer dans le dossier. Ousmane Sano, le substitut du procureur spécial de la Crief, a affirmé néanmoins que certaines de ces mesures ont été exécutées.
N’empêche, le président de la Cour, Yagouba Conté, a décidé de les outrepasser, il a programmé la tenue de la réquisition et des plaidoiries au 1er avril prochain. Déjà, la partie civile (Agent judicaire de l’Etat) a présenté ses écrits (plaidoirie) à la Cour, reste celle verbale à tenir face à la Cour, la semaine prochaine.
Poursuivi par l’Etat guinéen pour des faits présumés de détournement de deniers publics, enrichissement illicite, corruption et blanchiments de capitaux, l’ancien ministre d’Alpha Condé est reproché d’avoir détourné, entre autres, une partie de 50 millions de dollars américains de prêt chinois, destinés à la relance de la Sotelgui, de 10 milliards de francs guinéens pour un projet de reboisement, de 300 millions de dollars pour le Backbone national, de 17 milliards de francs guinéens de l’exercice budgétaire 2021 et de 94 milliards de francs guinéens de celui 2020.
Yaya Doumbouya


