A l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, le citoyen lamda que je suis s’est posé la question : la liberté de la presse, c’est quoi même ? En réalité, je n’en sais pas grand-chose. Je sais seulement que la liberté de la presse est encadrée par la loi dans tous les pays du monde. S’il y a une différence d’un pays à l’autre, c’est dans le contenu des textes et dans l’application de la loi.
Pour en savoir un peu plus sur le fondement de cette liberté, je me suis amusé à interroger deux écrivains du XVIIIe siècle et un homme d’Etat du siècle dernier. Tous les trois étaient français. Le premier, Montesquieu, a écrit : « Dans une nation libre, il est très indifférent que les particuliers raisonnent bien ou mal, il suffit qu’ils raisonnent : de là, sort la liberté qui garantit des effets de ces mêmes raisonnements. »
Le second est de Voltaire : « Je déteste vos idées, mais je suis prêt à mourir pour que vous ayez le droit de les exprimer. »
Le troisième, Georges Clémenceau, s’exclame : « Gloire au pays où l’on parle ! Malheur au pays où l’on se tait ! »
A la lecture de ces pensées, nous autres Guinéens pouvons, hommes de presses ou pas, nous faire notre propre religion au regard de la pratique de la liberté de la presse chez-nous.
O.TIERO

