Le 20 mai, le corps de Mamadou Saliou Doumbouya, 3 ans, a été retrouvé au fond d’un puits au secteur Pellel, quartier Poréko, dans la commune urbaine de Labé. Disparu et après plusieurs heures de recherche, l’enfant a été retrouvé dans un puits, dans la cour d’une école privée non loin du domicile de ses parents. Après la découverte, le corps a été repêché par les sapeurs-pompiers.
« Depuis 16h, nous étions à la recherche de mon enfant. Après plusieurs heures de recherches infructueuses, j’ai eu le réflexe d’aller vérifier vers le puits de l’école à côté. C’est là que j’ai aperçu son habit tout au fond du puits. Alertées, les autorités et les services de la protection civile se sont saisis de l’affaire. Ensuite, les sapeurs-pompiers sont venus procéder à la remontée du corps. L’enfant avait trois ans et deux mois. Il jouait souvent dans les parages avec ses frères et sœurs. Mais je ne pensais pas que sa vie allait finir dans ce puits », regrette, Amadou Tidiane Doumbouya, père de la victime.
Selon le chef du quartier Poréko, le manque de responsabilité des parents serait la cause principale du drame. « C’est à 19h, après la prière du crépuscule, que le fondateur de l’école m’a appelé pour me dire qu’un enfant avait perdu la vie dans le puits se trouvant dans son établissement. Directement, je me suis précipité sur les lieux avec les sapeurs-pompiers, et ils ont ensuite remonté le corps à la surface. Mais déjà, quand nous sommes arrivés au lieu du drame, le couvercle n’était pas fermé. Ici, il y a eu négligence. Aux dires des parents, depuis 16 heures ils avaient perdu de vue leur enfant. Et ce n’est qu’à 19 heures qu’on se rend compte qu’il se trouve dans un puits. Un enfant de cet âge ne doit pas sortir et passer plusieurs heures sans que ses parents ne sachent où il se trouve. Les parents doivent renforcer la vigilance sur leurs enfants. Pour la responsabilité de l’école, ce puits ne devait pas être là sans couverture, parce que quand on est arrivé sur les lieux, le couvercle du puits n’était ni fermé ni cadenassé. Ce puits servait tout le voisinage, y compris les parents de la victime. Donc, les responsables de cette école n’ont pas pris leur responsabilité, sachant que le puits se trouve dans un établissement scolaire », a fustigé le prési du conseil de quartier Poréko.
Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Labé a aussitôt ordonné le transfèrement du corps de Mamadou Saliou Doumbouya à la morgue de l’hôpital régional de Labé. Dans l’après-midi de ce jeudi 21 mai, le corps a été restitué à sa famille. Il sera inhumé après la prière de 17 heures.
Kadiatou Diallo

