À la veille du démarrage des examens nationaux, session 2026, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, s’est exprimé dimanche 14 juin, dans le journal télévisé de 20h 30 de la RTG. Face aux candidats, parents d’élèves et à l’ensemble des acteurs du système éducatif, il a fait le point sur les préparatifs des différentes évaluations nationales, tout en rassurant sur les dispositions prises pour garantir des examens crédibles, transparents et sécurisés sur toute l’étendue du territoire national.
Selon les chiffres publiés par le ministère pour cette session 2026, la Guinée enregistre un total de 595 449 candidats. Parmi eux : 26 026 relèvent de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle ; 569 423 sont inscrits dans l’Enseignement général. Toujours selon ces statistiques, la participation féminine demeure importante avec 281 486 filles, soit 17 464 dans l’Enseignement technique et la Formation professionnelle et 264 022 dans l’Enseignement général.
Niveau de préparation jugé satisfaisant
Au cours de son intervention, le ministre a détaillé les mesures organisationnelles, logistiques et sécuritaires mises en place, pour assurer le bon déroulement des examens. Il a notamment évoqué le rôle central du centre de l’Archevêché de Conakry, dans la préparation des différentes opérations liées aux évaluations nationales. « La Direction générale des services examens y a installé ses quartiers généraux. Et la préparation des sujets par les inspecteurs disciplinaires se fait là, l’organisation de la logistique se fait là. Les dernières consignes ainsi que les mesures antifraudes se conçoivent là. Je peux vous dire aujourd’hui que nous sommes prêts à 100% », s’est-il félicité.
Alpha Bacar Barry a réaffirmé la politique de tolérance zéro contre la fraude, estimant que les examens doivent demeurer un outil d’évaluation crédible permettant de mesurer les acquis des apprenants dans des conditions d’équité et de transparence. « Nous ne devons pas organiser des examens de barrage pour sortir des gens du système de l’éducation, mais nous devons avoir des examens crédibles qui permettent de sécuriser non seulement nos processus d’apprentissage, mais aussi d’évaluer correctement nos emplois. » Selon lui, la crédibilité des examens constitue un élément essentiel pour renforcer la confiance dans le système éducatif guinéen et valoriser le mérite des candidats.
Des résultats attendus dans des délais plus courts
Abordant la question de la publication des résultats, le ministre Alpha Bacar a annoncé une accélération du processus de correction afin de réduire les délais d’attente. Il informe qu’une session de rattrapage sera organisée pour certains candidats au baccalauréat.« Le Président, cette année, a donné des instructions claires pour raccourcir le temps de correction afin que l’on sorte des résultats le plus rapidement possible. Mais aussi, dans son souci de protéger et de donner la chance à tout le monde, il a instruit que l’on organise une session de rattrapage pour nos compatriotes et nos élèves qui feront le bac et qui auront des difficultés à boucler l’ensemble des théories », a-t-il annoncé sur la Radiodiffusion télévision guinéenne.
Violences en milieu scolaire
Alpha Bacar Barry est également revenu sur l’affaire de violences récemment survenue dans un établissement scolaire. Selon lui, aucune décision de radiation des élèves concernées n’a été prise. Toutefois, rassure le ministre, des sanctions seront appliquées conformément aux textes en vigueur. Quant à l’enseignant impliqué, renchérit-il, « il fera l’objet de mesures disciplinaires appropriées. »
Les épreuves théoriques de sortie de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle marquent, ce lundi 15 juin, le début des examens nationaux de la session 2026. Le ministre a enfin appelé tous les acteurs du système éducatif, notamment les parents, enseignants, encadreurs ainsi que l’ensemble des citoyens, à accompagner les candidats durant cette étape importante de leur parcours scolaire.
Mariama Dalanda Bah

