Le lancement officiel des examens du Certificat d’études élémentaires (CEE) s’est déroulé ce jeudi 18 juin, sur toute l’étendue du territoire national. Une étape importante du calendrier scolaire en Guinée. À Coyah, le coup d’envoi a été donné au collège Plateau, en présence des autorités administratives et éducatives.

Dans la préfecture, l’Enseignement général et Franco-arabe enregistre 26 269 candidats inscrits, dont 13 148 filles, répartis dans 71 centres d’examen et 876 salles de classe. Pour assurer le bon déroulement des épreuves, 1 752 surveillants ont été mobilisés. La cérémonie de lancement des épreuves s’est tenue sous la présidence du préfet de Coyah, Bernard Kamano, devant le Directeur préfectoral de l’éducation, DPE, du superviseur national des cadres de la préfecture ainsi que des responsables de l’éducation.

Centre Collège Plateau

Le préfet de Coyah a insisté sur le calme et la responsabilité de tous les acteurs du système éducatif. « Nous avons constaté que les élèves sont vraiment préparés à affronter les examens. Et nous estimons que le même calme et la même discipline vont continuer jusqu’à la fin des épreuves. » Bernard Kamano affirme aussi que des conseils ont été donnés aux élèves, « pour leur demander de se concentrer sur les épreuves, d’éviter les mouvements. Quant à l’encadrement, les surveillants, nous leur avons demandé d’appliquer strictement les règlements des examens. »

Tolérance zéro et responsabilité collective

Le superviseur national des examens à Coyah, Lansana Bangoura, a rappelé à son tour, le caractère solennel des épreuves et la politique de tolérance zéro contre la fraude. « Cette année, les examens sont placés sous le signe de la tolérance zéro. Il y a aussi un examen acquis. Nous voulons que les tout-petits en CEE soient accompagnés et qu’ils réussissent ces examens sans incident. »

S’agissant des sanctions disciplinaires en cas de tentative de fraude, l’encadreur a rappelé : « On est régis par les règlements généraux des examens. Chaque année, ces principes sont appliqués. Tous les enseignants, tous les surveillants savent pratiquement quelles sont les sanctions qui en découlent lorsque l’on se rend coupable ou responsable de fraude. Et ce sont des cas qui sont véritablement connus par les responsabilités éducatives locales et par toutes les instances de décision de l’éducation », a-t-il précisé, soulignant qu’ il n’y a  pas  de situation exceptionnelle et que les principes généraux sont valables pour tout le monde.

Dispositif sécuritaire renforcé

Pour sa part, le DPE de Coyah, Lancinet Kaba, a détaillé les mesures mises en place pour garantir la crédibilité des examens. « Lors des préparatifs des examens, nous avons mis en garde les présidents, les vice-présidents, les secrétaires et les surveillants. Celui qu’on prend en train de frauder dans une école : dans la même salle, les deux surveillants sont éliminés, l’élève est éliminé. Mais si c’est une fraude organisée par l’ensemble, c’est la prison. Les textes sont clairs », a-t-il affirmé, avant de se montrer rassurant sur le dispositif sécuritaire et l’organisation logistique. « Il y a deux agents à l’extérieur. À l’intérieur, il y a un policier. Tout est cadré. Il y a aussi des agents de santé dans le centre. Tout est au complet : les stickers, les cahiers, les feuilles d’examen. Tout est en place. »

L’examen du CEE prend fin samedi 20 juin. Les admis commenceront leurs études secondaires du premier cycle par la 7è A.

Mariama Dalanda Bah,

 Envoyée spéciale